Une cérémonie particulière

12 mai 2020 à 09:59

Il régnait une atmosphère bien particulière vendredi dernier à l’occasion de la commémoration du 8 mai 1945. A Bout du Pont de l’Arn, il était « impensable de ne rien organiser » comme l’a  souligné Bernard Prat dans son discours. Une atmosphère particulière car cette cérémonie devait être mise en place sans public et en présence d’un nombre limité de personnes (10 au  maximum). Bernard Prat était donc accompagné de quelques élus ainsi que de Christian Carayol, maire de Pont de Larn, et de Florence Estrabaud, 1ère adjointe de Pont de Larn et conseillère départementale. Dans son allocution, l’édile bout du pont de l’arnais a rappelé l’horreur de la Seconde Guerre Mondiale sans oublier de mettre en lumière les enseignements du conflit. Un parallèle avec la crise sanitaire que nous vivons actuellement a été fait :  » Les valeurs de liberté, de fraternité, de partage, de solidarité, nous devons les conserver et les faire perdurer pour les futures générations. Ces valeurs ont un écho encore plus fort aujourd’hui et nous nous apercevons tous les jours, depuis le début de la crise sanitaire, qu’elles ne sont pas vaines pour beaucoup d’entre-nous. J’ose espérer en tant qu’élu que tout cela ne sera pas que feu de paille et que nous retiendrons les leçons de cette crise comme nos parents et grands parents avaient retenu celles de 1945. » Enfin, Isabelle Calas, première adjointe au maire, a lu le discours du Président de la République.


Le discours de Bernard Prat

« C’est un 8 mai 1945 très particulier que nous célébrons aujourd’hui. Qui aurait pu imaginer, il y a 2 mois que nous nous retrouverions dans cette situation aujourd’hui. Le gouvernement a laissé le choix aux communes d’organiser ou pas cette cérémonie. A Bout du Pont de l’Arn, malgré le contexte actuel, il était impensable de ne rien faire. C’est pour cela que nous avons décidé de nous réunir ce matin et dès le début de la semaine, j’ai souhaité que les habitants participent à cette commémoration en pavoisant leur maison du drapeau tricolore. Les enfants de l’école ont également réalisé des dessins qui sont visibles sur la baie vitrée de la mairie. Le 8 mai 1945 est l’une des dates les plus importante de l’Histoire de France. Ce jour-là, les Alliés, remportaient une guerre qui venait de faire des dizaines de millions de morts à travers le Monde. Ce jour-là, L’Allemagne nazi capitulait sans condition après des années d’affrontements. Une capitulation signait au nom de la France par le Général de Lattre de Tassigny. Ce jour-là, la démocratie, la solidarité et les valeurs humanistes venaient de vaincre le racisme et l’idéologie meurtrière.

A l’issue de cette Seconde Guerre Mondiale, le monde entier découvrait, horrifié, que les civilisations pouvaient s’autodétruire et que des européens, pourtant nourris par plusieurs siècles de culture humaniste, avaient su révéler le pire visage de l’humanité. Ce 8 mai 1945 a marqué le début d’une nouvelle ère. Une ère de paix mais qui reste fragile. Nous le voyons tous les jours aux quatre coins de la planète. D’ailleurs, j’aimerai rendre hommage aux deux soldats français qui sont tombés en début de semaine au Mali. Dans la lignée de nos aïeuls, ils sont morts en défendant des valeurs qui nous sont chères. Ces valeurs de liberté, de fraternité, de partage, de solidarité, nous devons les conserver et les faire perdurer pour les futures générations. Ces valeurs ont un écho encore plus fort aujourd’hui et nous nous apercevons tous les jours, depuis le début de la crise sanitaire, qu’elles ne sont pas vaines pour beaucoup d’entre-nous.

J’ose espérer en tant qu’élu que tout cela ne sera pas que feu de paille et que nous retiendrons les leçons de cette crise comme nos parents et grands parents avaient retenu celles de 1945. »