11 novembre : moment de recueillement malgré la crise

12 novembre 2020 à 11:36

L’émotion était palpable mercredi 11 novembre à Bout du Pont de l’Arn malgré le contexte actuel. En raison de la crise sanitaire, la cérémonie commémorative de l’Armistice de 1918 s’est déroulée de façon restreinte. Pas de public et peu d’élus ont participé à ce moment de recueillement. Pourtant, dans son allocution, Bernard Prat n’a pas manqué de mettre en lumière toute l’horreur de cette Première guerre mondiale. « Pendant 4 ans, notre continent s’est déchiré provoquant une véritable hécatombe. Rappelons que ce sont près de 20 millions de personnes dont 10 millions de civils qui sont morts au cours des quatre années d’affrontements. Certaines batailles resteront à tout jamais encrées dans les mémoires. Je pense bien évidemment à Verdun. Une Boucherie. Il n’y a pas d’autres mots pour la qualifier. Ce sont plus de 700.000 soldats qui sont tombés entre février et décembre 1916 dont 360.000 soldats français. » Il a ainsi salué la mémoire de tous ceux qui se sont battus dans des conditions épouvantables. « Nul ne peut mesurer ce qu’a été ce conflit, les conditions atroces dans les tranchées, les pertes innombrables pour ne gagner parfois que quelques mètres carrés, les maladies, la peur, le froid, la souffrance morale et physique vécues par des jeunes qui n’avaient parfois pas 20 ans. » Cette cérémonie du 11 novembre a également été l’occasion d’honorer l’investissement de tout un peuple.  » Cette guerre, c’est également l’engagement de toute une nation à se rassembler, à l’arrière, pour venir à bout de cette guerre qui ne devait durer que quelques semaines. Les femmes, en particulier, deviennent l’indispensable moteur pour faire tourner l’industrie, l’agriculture, l’administration et les hôpitaux. » Bernard Prat en a profité pour revenir sur les maux actuels de notre société avant de rendre hommage au Général de Gaulle.

« Faire face à des barbares »

Alors que la France a combattu pour conserver ses libertés, elle fait face depuis plusieurs années à une nouvelle menace. « J’ai une pensée émue pour toutes les victimes du terrorisme islamiste qui sont tombées ces dernières semaines. Je pense à Samuel Paty mais aussi Nadine, Vincent et Simone, les trois personnes tuées à Nice. Depuis de trop nombreuses années, nous sommes face à une menace de plus en plus pressante. Nous devons faire face à des barbares qui ne souhaitent qu’une chose : imposer leur idéologie. Des barbares qui exècrent notre façon de vivre. » Enfin, l’édile bout du pont de l’arnais a terminé son discours en évoquant le Général de Gaulle. Ce dernier nous ayant quitté il y a 50 ans.  » Le Général de Gaulle est encore aujourd’hui le symbole de la France unie, de la France combative, de la France forte et déterminée. Je crois que nous devons continuer à nous en inspirer et encore plus à l’heure actuelle. A l’heure où nous traversons de nombreuses épreuves.  J’ai le courage de dire que le Général de Gaulle représente la France que j’aime. Oui j’aime ce pays qui ne se laisse pas dominer. J’aime ce pays qui sait se rassembler. J’aime ce pays qui n’abandonne jamais. Alors oui, vous allez me dire que tout cela est mis à mal de nos jours mais je crois que c’est à nous tous de faire perdurer cet esprit. » La cérémonie s’est poursuivie avec le discours de Geneviève Darrieussecq, Ministre déléguée auprès de la Ministre des Armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants avant le dépôt de gerbe, la minute de silence et la Marseillaise.