Au plus près des commerçants

4 novembre 2020 à 11:26

« Nous devons faire le maximum pour nos commerçants car ils font face à une grande injustice. » C’est pour cela que Bernard Prat a décidé de prendre un arrêté municipal afin d’autoriser la réouverture des commerces non-alimentaires. Un arrêté pris concomitamment avec Olivier Fabre, maire de Mazamet. « Nos petits commerces ont pris des mesures drastiques afin de faire respecter les gestes barrières. Chez eux, il y a peu de clients en même temps. On ne comprends pas pourquoi ils ne pourraient pas fonctionner », expliquent les deux élus. Dans le document soumis à la Préfecture, les deux premiers magistrats mettent notamment en avant le principe d’égalité avec les géants du commerce en ligne. « Nous ne sommes pas là pour taper sur les grandes surfaces. Aujourd’hui, le gouvernement ferme certains rayons dans les hypermarchés en laissant les petits commerces fermés. Cela va favoriser inéluctablement les sites de vente en ligne », pestent Bernard Prat et Olivier Fabre. Et les deux hommes espèrent bien être entendus.

Appel aux commerçants

Il faut avoir conscience que l’arrêté a peu de chances d’aboutir. « Nous le savons mais il faut avoir un peu de courage en politique », répondent-ils avant de poursuivre : « La Préfète devrait nous demander de le retirer et si nous refusons, elle saisira le Tribunal administratif. Là, nous verrons si on nous donne raison. Nous devrions en savoir plus d’ici la fin de la semaine. » Toutefois, Bernard Prat et Olivier Fabre ne souhaitent pas faire prendre de risques aux commerçants. « Effectivement, nous leur demandons d’attendre que nous ayons reçu une réponse avant d’ouvrir leurs commerces. Ils s’exposeront sinon à une possible amende. Nous sommes dans une démarche constructive et non d’opposition. Nous avons bien conscience que nous traversons une crise sanitaire majeure et nous devons lutter contre ce virus mais nous pensons aussi que nous ne reconstruirons pas le pays sur un champ de ruines. » Pour eux, les décisions gouvernementales doivent être beaucoup plus cohérentes et en adéquation avec les réalités des territoires.