Quelques mots sur la commune de Bout du Pont de l’Arn

La commune de Bout-du-Pont-de-Larn (763 hectares, 1225 habitants) faisait partie du canton de Saint-Amans-Soult maintenant Mazamet 2 Vallée du Thoré, arrondissement de Castres, département du Tarn. A 242 mètres d’altitude au Pont, la commune présente trois parties distinctes au relief différent. La partie haute boisée avec des prairies est le véritable poumon des habitants. Autour du Pont et à l’Estrade, la partie urbanisée est en extension avec ses lotissements récents. Plus au Sud, le long de la route D 612 (ancienne RN 112) se trouvent les nombreuses industries et les commerces en tous genres. Ceux-ci font la richesse de la commune, car ils contribuent à son expansion. On distingue :

  • Le bourg très urbanisé. Il se développe autour de la mairie et des bâtiments communaux. On peut y adjoindre les deux Estrades qui tendent à se fondre dans les paysages. La commune subit l’attraction de Mazamet et a un développement urbain important par rapport au canton de Saint-Amans-Soult.
  • Les hameaux de Cucussac et Coucourens, un peu plus à l’écart mais ils se sont légèrement développés ces derniers temps.
  • La partie verte se trouve le long du Larn, du pont au barrage des Sirous. Les itinéraires de randonnées se font à travers un paysage forestier et des gorges sauvages à souhait.
  • Les zones commerciales et industrielles se situent principalement le long de la RN 112 (D 612 maintenant). Ce sont elles qui font vivre, en terme d’emplois, une grande partie de la région.

L’histoire de la commune

Nicolas Jean de Dieu Soult

En 774, l’abbaye de Caunes en Minervois possédait le prieuré de Saint Amans Valtoret, nommait le curé et assurait la stabilité religieuse.
Elle protégeait la cité grâce à la construction de fortifications dont le château de Valtoret. De nombreux seigneurs y ont résidé.
Autrefois, les hameaux vivaient tranquillement sous la protection des chateaux de Montlédier et d’Hautpoul. Les guerres de religion au 16e siècle n’ont épargné personne.
Elles ont contribué bien souvent à l’appauvrissement de la région.
Autrefois l’élevage était important, la forêt procurait quelques coupes mais les cultures grainetières et fourragères ne suffisaient pas toujours à une population qui ne vivait pas dans une grande aisance.

La pointe extrème de l’Ouest a été détachée en 1928 de Saint Amans Valtoret car les habitants de Bout du Pont, des Estrade Haute et Basse, de Coucourens et autres fermes se sentaient beaucoup plus proches de la paroisse de Pont de L’Arn avec son église Saint Jean Baptiste, son temple protestant et ses écoles.
Il n’y avait que L’Arn et le pont qui séparaient les deux communautés.
La scission a été des plus douloureuses pour les deux parties car Saint Amans la condamnait à cause principalement des nombreuses usines de délainage, filatures et surtout des vacants.
L’agriculture était encore un facteur essentiel de la vie économique du pays. C’est donc en 1928 qu’apparait la première municipalité et nous avons fêté en 2008 son quatre vingtième anniversaire. Selon Mr FERRER.

Statue de Mermoz

Jean Mermoz, s’est posé très souvent avec son avion dans la commune, notamment lors de l’accident survenu au lieu dit «Roc Vilain» où trois de ses collègues ont trouvé la mort ( la croix des aviateurs, au dessus de la commune de Albine en commémore le souvenir ).

C’était l’un des pionniers de l’aéropostale, au même titre que Guillaumet et Antoine de St Exupery.
Une stèle commémorative a été érigée sur la commune de Bout du Pont de l’Arn.
Le film « Au grand balcon «, raconte la vie de ces hommes hors du commun. Son épouse née Chazotte était originaire de Mazamet. Il était né le 9/12/1901 à Aubenton ( departement 02 – Aisne ).
Il a disparu le 7/12/1936 aux commandes de son hydravion bimoteur «La Croix du Sud» quelque part dans l’Atlantique Sud. Le dernier message radio disait : «nous coupons un moteur…».

Bout du Pont de l’Arn dépend du canton de St Amans Soult. Le célèbre Maréchal d’Empire Nicolas Jean de Dieu Soult y est né en 1769. Il est l’un des 6 maréchaux d’empire de l’histoire de France et il fut élu premier ministre à trois reprises.
Il était l’époux de Sophie von Berg, de noblesse allemande.
Il est décédé en 1851 à l’age de 82 ans. Estimé de tous, en France comme à l’étranger, il a fait prospérer l’activité textile de la région en approvisionnant les troupes Napoléoniennes en draperies de qualité nécessaires à la confection des uniformes.
Son château chargé d’histoire se visite et son tombeau est accolé à l’église de la commune.