« Nous sommes au plus près de la population »

27 mars 2020 à 11:14

Voilà plus d’une semaine que la population française est confinée (interview réalisée le 26 mars), comment cela se passe-t-il à Bout du Pont de l’Arn ?

Bernard Prat : « Cette crise sanitaire est majeure et chacun d’entre-nous doit vraiment en prendre la mesure. A Bout du Pont de l’Arn, les habitants ont bien pris conscience de la gravité de la situation. Pour l’instant, tout se passe bien. Tout le monde respecte bien les consignes données par le gouvernement. »

Rappelez-nous les mesures mises en place par la municipalité.

B.P. : « Elles sont nombreuses et certaines ont été mises en place bien avant le confinement. Dès le 12 mars, nous avons procédé à un recensement des personnes âgées et fragiles. Dans la foulée, nous nous sommes organisés en détachant des référents par quartier. Ces personnes ont été désignées pour aider ceux qui en ont besoin notamment pour les courses. Plusieurs fois par semaine, nous appelons les habitants que nous avons recensé. Ces derniers peuvent aussi nous contacter et nous les mettons en relation avec les référents. Nous avons également ouvert une ligne téléphonique 24h/24 et 7j/7, c’est le 05.63.97.55.60. Quant à l’accueil en mairie, il est règlementé. Les gens peuvent contacter les services administratifs soit par téléphone soit par mail (accueil@boutdupontdelarn.fr). Nous avons installé une sonnette dans le Sas d’entrée. Elle permet de ne répondre qu’aux véritables urgences. Enfin, toujours dans le Sas, nous mettons à disposition des habitants des attestations de déplacement dérogatoire. Nous sommes au plus près des habitants. »

Quid des bâtiments communaux ?

B.P. : « Hormis la Mairie qui est ouverte de 9h à 12h et de 14h à 17h, tous les bâtiments dont la salle polyvalente sont fermés jusqu’à nouvel ordre. Les manifestations prévues, qu’elles soient communales ou privées, ont été reportées ou annulées. »

Pas de couvre-feu en vue comme cela est le cas dans des communes voisines ?

B.P. : « Pour l’instant non car nous n’en voyons pas l’utilité. Nous sommes un petit village et nous n’avons pas de regroupements de nuit comme cela peut être le cas dans des communes plus importantes. Je pense à Mazamet ou Aussillon. Toutefois, je suis régulièrement en relation avec nos services de gendarmerie et si cela devenait nécessaire, nous le ferions. J’en profite pour les remercier chaleureusement ainsi que tous ceux qui se battent et qui font face à l’épidémie. Je pense aux personnels soignants, aux personnes qui travaillent dans les supermarchés, aux pompiers, etc…»